HYBRID — quand Shoday refuse de choisir un camp

SHODAY – Hybrid

Avec HYBRID, Shoday signe un projet à l’image de sa génération : multiple, fluide, insaisissable. Ici, pas de case définitive, pas de formule figée. L’album avance comme un carrefour sonore où l’afropop croise le R&B, où la street culture dialogue avec la mélodie, où l’énergie festive laisse parfois place à une introspection plus feutrée.

Shoday y expose ses contrastes : l’envie de briller et le besoin de rester vrai, la légèreté des nuits animées et le poids silencieux des ambitions. Les titres s’enchaînent comme des fragments d’identité, portés par des rythmes solaires mais traversés de nuances plus sombres, presque méditatives. On danse, oui — mais jamais sans arrière-pensée.

Les collaborations ne sont pas de simples apparitions : elles agissent comme des extensions naturelles de l’univers HYBRID, renforçant l’idée d’un projet collectif, ouvert, en perpétuelle mutation. Chaque voix ajoute une couleur, sans jamais diluer la signature de Shoday.

Plus qu’un album, HYBRID ressemble à une déclaration d’indépendance artistique. Shoday n’essaie pas de suivre une tendance : il les traverse, les mélange, les tord à sa manière. Un premier album qui pose une question claire à l’afropop actuelle : et si l’avenir appartenait à ceux qui refusent de choisir une seule voie ?